Dans l’atelier de Marie de M.

(Projet réalisé en résidence à la Villa Médicis, Rome, Italie. Mars 2016)

 

«Rome est un poème de pierre […| et dans ce poème, il y a un hymne magnifique en l’honneur de [Marie de Magdala] : les vierges de rue (ou edicole sacre Madonnine en italien)». À chaque coin de rue, on retrouve, pour ainsi parler, une strophe de cet hymne.

Il faut, en effet, que vous sachiez que la ville des Papes compte dans ses murs, ou plutôt sur ses murs, plus de quatorze cents madones; dans ce nombre, je ne comprends pas les statues ou les images de la Vierge que vous pourrez voir dans les églises, dans les palais et dans les boutiques; je ne parle que de celles qui sont dans les rues et sur les places publiques.» (L’Abbé Henry Calhiat, Rome Nouvelle, 1881, Tours, Cartier, Librairie-Éditeur)

 

DANS L’ATELIER DE MARIE DE M.

Je vous invite à me suivre, à vous laisser conduire de surprise en surprise, de Madone en Madone, dans cette fièvre artistique qui fera peut-être un roman.

Je suis Marie de M., nous sommes Marie, partout où je regarde je la vois, elle aussi me regarde.

Vous voulez visiter Rome, n’est-ce pas? Eh bien! Venez avec moi… ou plutôt suivez les Marie; le meilleur moment pour faire un pèlerinage en Italie, c’est celui qu’elles choisissent pour faire leur émigration. Alors les hommes sont presque nus, les feuilles sont tombées; l’automne s’achemine vers l’hiver; la Toussaint approche, c’est l’heure.

 

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Il ne s’agit pas tant de voyager que de partir pour pour que le texte commence à s’écrire.

Nous partons de n’importe où, de Montréal ou de mon corps… nous prenons le ciel, ou pour dire, le ciel nous prend et nous emporte… puis nous voilà partis.

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Je traverse Montréal, volcan tranquille, jusqu’à ce poème de pierre, Rome la Superbe, la trop grande, la trop vieille pour moi. Je m’appelle Marie de M.

 

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