Revue Espace n° 111 – compte rendu

« L’État archipel de Catherine Bolduc » (extrait)

Depuis que je suis le travail de Catherine Bolduc, j’ai cette constante impression d’osciller entre le rêve et le cauchemar, d’être déstabilisée devant ce qui délimite le laid du beau et de ne plus bien discerner le Kitsch de la poésie. Je suis séduite, et à la fois prise de vertige devant le « trop » de ses sculptures, la surcharge d’objets, de couleurs, et de matières. Les aquarelles, toutefois, produisent un tout autre effet. La bidimensionalité semble digèrer la surcharge, comme des serpents derrière la vitre d’un aquarium. Ça foisonne, tandis que le spectateur, lui, reste tranquillement à l’écart sur son île. Quand Catherine me dit : « tu sais Julie, ce que j’aime dans le dessin, c’est que la gravité est évacuée, pas nécessaire de penser à quel boulon ou quelle vis j’ai besoin », je souris. Car avec Catherine Bolduc, on oscille toujours entre deux réalités : l’imaginaire inspiré du réel et la réalité qui nourrit l’imaginaire. (Julie Hétu)

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